Penser créer l'urbain
 

Le projet

Le Campus MIL de l’Université de Montréal appartient à une nouvelle génération de projets universitaires qualifiés de campus urbains intégrés. Relevant de la vision séduisante des villes « créatives » et « intelligentes » ces nouveaux programmes urbains posent toutefois la question des formes concrètes d’intégration et de collaboration entre universités et acteurs locaux.

Point de départ : les campus urbains intégrés

En effet, ces dernières années, plusieurs campus universitaires de cet acabit ont vu le jour (par exemple, à l’orée de la ville, Le Rolex Learning Center de l’École polytechnique fédérale de Lausanne en 2010, ou en son cœur, 22@Barcelona depuis 2006) ; plusieurs autres, en Amérique du Nord, sont en voie d’achèvement : à Sudbury, le pavillon d’architecture de l’Université Laurentienne ; à New-York, Columbia’s Manhattanville Campus ou Cornell Tech sur Roosevelt Island ; à Vancouver, Emily Carr University of Art+Design ; sans compter le Campus 2 d’Apple, rêvé par Steve Jobs en 2006 et qui sera inauguré en 2017 à Cupertino en Californie. L’Université de Montréal va, pour sa part, faire émerger du terrain vague d’une ancienne gare de triage ferroviaire de Montréal, le campus MIL en 2019.

Toujours plus architecturaux, abritant des formes de savoir toujours plus innovantes dans un environnement toujours plus responsable, écologique et durable (certifié LEED), ces universités « nouvelle génération » suscitent un engouement réel. Illustrations souvent flamboyantes de « l’économie du savoir » et s’inscrivant dans le déploiement actuel de « pôles de compétences » hautement compétitifs, ces campus 2.0 se présentent comme des facteurs incontournables du développement local. Généralement situés dans des quartiers populaires, proches de zones d’entrepôts ou de terrains vagues, ils bénéficient de terrains peu chers et ont pour ambition de contribuer au redéploiement de la culture et de l’identité locales. Or, la construction de la collectivité ne passe pas forcément par des mises en commun de projections architecturales, de plans d’ingénieurs, ou de projets urbanistiques sur des terrains abstraits, elle se déploie aussi dans la prise en compte du local précisément, avec ses contours paysagers et imaginaires propres au croisement des lieux et de ceux qui y vivent.

Des études sur le sujet… et des questions

Quel est l’impact de l’implantation de ces campus en milieu urbain?

Est-il possible d’investir ces zones en cours de requalification pour inventer, avec les acteurs locaux, les modalités d’un vivre-ensemble inclusif?

Que peut-on apprendre du cas montréalais, le futur Campus MIL?

Ce sont ces questions qui se trouvent à l’origine du projet « Du terrain vague au campus urbain intégré » (2015-2016). Les développements actuels des connaissances fournissent des éléments de réponse pertinents aux préoccupations énoncées. On peut les regrouper selon les angles d’approches disciplinaires et les thématiques associées :

– En sociologie et en sciences sociales : savoirs en réseaux et économie de l’immatériel, (Castells, 1998 ; Ingallina P. (dir.) 2012) d’un côté ; place accordée à la co-production de connaissances (Monceau, 2012 ; Tillard, 2010 ; Équipe Praxcit, 2011), de l’autre.

– En études urbaines et d’architecture, les recherches se concentrent davantage sur les effets et les limites de la gentrification (Hamnett, 1991 ; Donzelot, 2004 ; Bourdin, 2008 ; Charmes, 2011 ; Harvey, 2011 ; Minnaërt, 2014), le devenir des villes (Lemire, 2007 ; Ascher, 2010 ; Paquot et Younès, 2012 ; Théatrum Mundi (coll.), 2014 ; Le Monde, 2015, dossier spécial), leur redéploiement à l’ère du « design thinking » et de l’innovation ouverte (Brown, 2009 ; Chesbrought, 2011 ; Almirall, Lee et Wareham, 2012).

– Certaines études interdisciplinaires recoupent ces différentes préoccupations et interrogent aussi la place et le pouvoir des acteurs dans les transformations urbaines (Von Hippel, 2005 ; Lemoine et Samira, 2010 ; Paddison et Ostendorf, 2011 ; Darre, 2011). Les méthodes de recherche dans l’espace urbain sont également bien documentées (Grosjean et Thibaud, 2008), jusque dans leurs dimensions phénoménologiques et créatives avec notamment l’entretien marché (Kusenbach, 2003) ou la géo-poétique (Bouvet et Bordeleau, 2012).

Or, dans ce contexte théorique général, l’interrogation spécifique sur la place des campus urbains intégrés – déjà rare dans la littérature scientifique (Mattei, M.-F. et Aust, J. (dir.) 2015 ; Dang Vu H., 2013) – n’est pas, jusqu’à présent, questionnée sous l’angle de la capacité des démarches créatives à être parties prenantes des transformations urbaines en permettant l’invention, par les dispositifs déployés, de nouvelles formes de coopération dans les espaces considérés.

S’appuyant sur les acquis de la littérature existante, et sur la connaissance que les chercheurs-membres du projet ont des interventions dans l’espace urbain (Levesque, 2013), de la mise en récit d’expériences (Uhl, 2015), des ateliers d’idéation (Abrassart 2013), des activités de médiation et de mobilisation citoyenne (Racine et al., 2012 ; Lamoureux, 2008 ; Gaudet, 2012 ; Goulet-Langlois, 2015), comme du terrain montréalais (Harel, 2013) ; nous avons donc posé la question de savoir comment mobiliser les démarches créatives des arts, du design et les outils de la médiation culturelle comme des leviers vers un devenir commun, vecteur d’inclusion sociale.

Ces démarches, sont en effet conçues ici comme des méthodes de connaissance et d’action permettant d’identifier et d’explorer des formes de relations possibles entre le campus et son environnement immédiat, notamment en raison de leur potentiel à favoriser, par le prisme de la réflexion citoyenne, l’appropriation, par les acteurs locaux, des transformations urbaines.

Une méthodologie pilote

Dans la conception et la réalisation du projet du futur Campus MIL, le défi auquel doivent faire face aussi bien les planificateurs urbains que les décideurs est en effet l’appropriation des espaces urbains dédiés au savoir par les populations locales, ici majoritairement allogènes. Il s’agit donc de concevoir un campus dans la ville, autrement dit des savoirs intégrés à l’urbain, mais aussi une ville dans le campus, c’est-à-dire une socialité urbaine dans un espace du savoir : telle est la dialectique qui a animé ce projet de recherche pluridisciplinaire et novateur.

Pour relever les défis qu’implique cette perspective, chercheurs en sciences humaines, designers, urbanistes et innovateurs sociaux ont dû inventer ensemble des manières créatives de penser et d’agir avec les populations locales et les savoirs situés pour imaginer, collectivement, des devenirs communs à la fois innovants et adaptés aux réalités vécues.

Nous avons choisi d’aller directement sur les lieux. Les frontières entourant le chantier actuel du Campus MIL (sur trois arrondissements de Montréal : Outremont, Parc-Extension et Rosemont) sont devenues notre terrain d’investigation. C’est autour de ces dernières que s’est concentré le protocole participatif et créatif du Forum citoyen et donc des divers ateliers mis en œuvre. Comme un laboratoire urbain pris dans le tumulte de sa « reconstruction » spatiale et identitaire, la zone entourant le futur Campus, et plus particulièrement ses frontières envisagées comme des tiers-lieux (Oldenburg, 1991), sont ainsi devenues le terrain d’expérimentations qui a permis notamment de saisir ce mouvement plus large d’inscription du savoir dans la cité avec ses effets de gentrification d’un côté, et de renouveau de l’autre. Car les frontières peuvent être aussi comprises comme des seuils (Genette, 1987) qui accompagnent, définissent et singularisent les lieux en leur octroyant un « esprit » qui leur est propre (Forget, 2011). Elles agissent, non plus alors comme la limite qui clôt une zone, mais comme l’ouverture qui la prolonge et lui confère une identité plus large et inclusive. Dans le site pensercreerlurbain.ca on peut voir par exemple ce travail sur les frontières dans le film Les Riverains, ou encore dans le projet des étudiants de l’atelier de Design intégré.

Le but du protocole mis en œuvre a été d’imaginer les conditions d’une vie en commun à partir de séances de médiation culturelle et d’idéation autour d’un travail sur des narrations possibles avec les habitants du quartier, les associations qui s’y investissent et les collectivités locales implantées sur le territoire. Partant du principe que les expériences esthétiques et politiques du quotidien fondent le vivre-ensemble (Saillant F. (dir.), 2015 ; Lamoureux E. et Uhl M. (dir.), 2017), nous nous sommes notamment appuyés sur des organismes communautaires, culturels et artistiques montréalais expérimentés (Mise au Jeu et Exeko) et sur un laboratoire d’innovation en design social (Le Lab Ville Prospective de l’Université de Montréal).

Des évènements publics

Les participants aux divers ateliers ont donc été invités, pendant le Forum, à travailler autour de deux pôles – médiation culturelle et design social – à découvrir les quartiers en marchant, photographiant et interagissant avec les résidents selon des méthodes spécifiques (théâtre forum, mise en situation intellectuelle et corporelle) ; à réaliser des artefacts (par ex. des prototypes de design), à rédiger d’autres scénarios (par ex. récits d’espace ou de parcours). Cet engagement à travers des démarches créatives a été conclu, chaque journée, par des séances plénières, qui ont permis, par la mise en commun des réflexions et propositions développées dans les ateliers, un enrichissement collectif.

L’originalité du Forum a ainsi été de mobiliser ces démarches créatives comme des méthodes de connaissance permettant de révéler des formes de relations potentielles entre le Campus et son environnement, de formuler des biens communs locaux et d’explorer des zones de coopération possibles entre les acteurs du territoire. En effet, a contrario des modèles d’enquête classiques qui sont peu propices à la réflexion prospective, a contrario aussi des modèles d’animations éphémères qui produisent peu de connaissances car tournés vers la satisfaction immédiate, ces démarches créatives se situent dans une logique d’action publique qui s’appuie sur les compétences intellectuelles et artistiques des citoyens et recourt à des scénographies, des prototypes, des animations et des parcours « cadrés » fonctionnant comme des véhicules d’exploration collective.

Le caractère novateur du projet a résidé également dans l’articulation suivante : le Forum, réalisé à partir des résultats de recherche pré-existants des membres de l’équipe et des savoirs citoyens recueillis, a été le prérequis du Symposium international et interdisciplinaire intitulé « Les campus urbains intégrés : pour un partage des savoirs et des territoires », qui s’est tenu quinze jours plus tard. Une synthèse scientifique internationale sur les campus urbains intégrés a ainsi eu lieu – en mobilisant tous les éléments de réflexion-consultation de la démarche citoyenne réalisée en amont autour du Campus MIL, pour les confronter à d’autres projets et expériences similaires au niveau international. Les objectifs sociaux du projet ont ainsi été enrichis par des objectifs scientifiques propres.

Un retour réflexif par le visuel

Les différents acteurs du projet ont ensuite pris le temps de penser cette expérience de manière réflexive. L’objectif du site web penser créer l’urbain est de diffuser leurs conclusions. Transmettre le plus largement possible – dans la communauté des chercheurs mais aussi auprès des citoyens, des acteurs de la ville comme des décideurs – les résultats scientifiques et sociaux du projet demeure ici la priorité. Par ailleurs, la présentation des résultats sous forme visuelle (vidéos, photographies, dessins) conclut ce projet par le dialogue créatif et ouvert que ces médiums facilitent.

Quelques idées

À l’issue des différentes phases de notre projet, nous pouvons proposer les 5 pistes de réflexion suivantes :

1. Mixité sociale par l’espace. Le futur Campus prenant place au cœur d’une mosaïque de quartiers ayant chacun des problématiques très contrastées, ce type de protocole méthodologique permet d’expérimenter, par l’espace – c’est-à-dire en jouant sur les frontières, en les investissant comme de potentiels tiers-lieux – des formes de mixité différentes, supportées ici par une programmation qui favorise l’inclusion sociale (mais qui pourrait, à une autre échelle, l’être par des aménagements publics).

2. Mixité sociale par les projets. En favorisant des initiatives citoyennes basées sur des maillages entre les différents acteurs locaux, ceux des quartiers comme ceux des campus, l’entreprenariat social et économique est encouragé. Cela pourrait, si supporté par des projets concrets à l’échelle du campus, aller jusqu’à contribuer au développement local, notamment du quartier de Parc-Extension en favorisant l’agentivité de ses habitants.

3. Partage des pratiques artistiques et culturelles : dialogue culturel. Les échanges avec des artistes professionnels et les liens avec les organismes culturels locaux permettent un ancrage durable dans la communauté. La prise de parole publique et le dialogue interculturel enrichissent l’expérience urbaine et renforcent des liens durables au cœur des communautés locales, tout en favorisant l’appropriation culturelle et territoriale. Proposer aux artistes et centres d’art locaux d’investir les lieux, et pas seulement dans la perspective de projets éphémères, est un accès vers l’inclusion du Campus dans son milieu.

4. Concept de campus urbain intégré ouvert. En contribuant à la réflexion sur ce que représente un campus intégré à la ville du 21ème siècle en termes d’ouverture, de potentiel inclusif et d’innovation sociale, il s’agit aussi de défendre une vision positive d’un savoir désenclavé. Un campus dans la ville certes, mais aussi une ville dans le campus, car ce dernier, tout en interagissant avec le quartier qui l’abrite, peut aussi offrir son terrain au citoyen.

5. Mode opératoire reproductible. En proposant un protocole d’activités de mobilisation en contexte urbain combiné à une réflexion collective sur le potentiel heuristique et transformateur des méthodologies de recherche créatives, nous avons aussi élaboré un mode opératoire adaptable ailleurs, dans d’autres chantiers, sous d’autres latitudes, pour d’autres projets similaires. Il s’agit donc ici de restituer un cadre méthodologique émergeant effectué et pensé in situ. Ce que nous proposons, peut être repris, partagé, remixé : tel est notre souhait !

Par Magali Uhl

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